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Business à l’envers

jeudi 12 septembre 2013, par jules

Depuis quelques temps la presse entend se financer à l’aide des liens pointant vers ses articles et voudrais pour cela faire payer - entre autres - les moteurs de recherche.
L’idée de départ est simple : les moteurs de recherches vivent en indexant des liens, ils doivent payer pour les liens qu’ils indexent.

La joute est plutôt romanesque car l’un des fondements même d’internet est le lien Hypertexte. Et pour le comprendre pas besoin d’avoir fait de grandes écoles. Immaginez les pages internet sans lien cliquable !

En ligne de mire directe Google a répondu : ses robots explorent chaque jours des millions et des millions de pages et les indexe pour que nous puissions les trouver et les consulter. Il ne compte pas modifier ses outils de travail dans ce sens et renvoie les journaux en ligne à leur fichier "robot.txt", fichier qui explique aux robots quoi indexer sur leurs sites. En éditant un fichier adéquat les journaux seront ainsi capables d’empêcher tout liens de pointer sur leurs nouveaux articles, et vogue la galère. Google ne veut pas payer, on le prive de liens, bien fait pour lui !
Seulement voilà : lorsqu’aucun lien ne pointe sur leurs articles ils ont moins de visiteurs. Et moins de visiteurs c’est moins de recettes publicitaires. 1 + 1 = 2, les journaux en ligne réalisent soudain qu’ils auraient peut-être mieux fait de réfléchir un peu et mangent leurs chapeaux.

Mais il est dit que le ver (ou peut-être le "verre" ?) est dans la pomme, et les irlandais viennent à leur tour de s’inscrire au concours du plus ballot en mettant en place une solution par forfait comme suit : si tu met des liens vers des articles tu payes :

  • 1 à 5 liens : 300 €
  • 6 à 10 liens : 500 €
  • 11 à 15 liens : 700 €
  • 16 à 25 liens : 950 €
  • 26 à 50 liens : 1 350 €
  • 50 liens ou plus : Tarif négociable

Chez Document sans cible nous sommes pour la liberté d’expression en général, et pour celle de la presse en particulier. C’est pourquoi nous estimons qu’il reste tout à fait possible d’indexer du contenu de qualité, libre à chacun de voir comment il peut vivre des visiteurs qui lui sont envoyés sans pour autant pénaliser l’internet.

Document sans cible va donc faire un peu de publicité à ses confrères. J’espère que vous comprennez le Gaelish :

Et voilà ! À l’aide des outils permettant de visualiser les liens retours qu’ils doivent inmanquablement utiliser pour contrôler que personne ne les gruge, ils devraient rapidement être au courant et Document sans cible recevoir de la visite.

Document sans cible attend la facture.

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