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Urlaub in Österreich ? Neine danke !

mercredi 30 août 2017, par jules

Le Pays

Au départ un pays montagneux beau comme un dépliant touristique, l’Autriche, dont on peut trouver une description ici et une autre ici ; des autochtones femmes et hommes en costumes traditionnels ouvragés et colorés, magnifiques robes à volants, pantalons de cuir, épaulettes, chapeaux à plumes, dans de verdoyants paysages, cabanes et chalets de bois sur fond de crêts enneigés.

On y bois de la bière par demi-litres, des jus de fruits bio, du vin blanc, des liqueurs de plantes, du shnaps, on y mange des bretzels, des saucisses fumées carrées par deux appelées landjaeger, de la daube de bœuf aux oignons appelée Gulash aussi sous forme de soupe, du pain très noir, du lard fumé très sec, ou encore des saucisses de cochons très grasses au coins des rues de la capitale.
Les allemands aiment l’Autriche, tout particulièrement le Tyrol, où ils portent la doux nom de "Piefke" (prononcer "Pifké") car ce n’est sans doute pas forcement réciproque. Une série de quatre films issue du cinéma autrichien qui commence à dater un peu leur est d’ailleurs consacrée.
Un pays beau comme une carte postale ? Plutôt comme un timbre, car sitôt que l’on y passe un tant soit peu la main derrière...

Un timbre avec une poisseuse colle

C’est dans la gestion politique que cela se corse. Si vous avez lu le paragraphe sur la gestion politique de l’Autriche en diagonale sur Désencyclopédie qui reste finalement un assez bon descriptif pas si ironique que cela il est ici.

L’Autriche cultive effectivement au sein de la population de gré ou de force un amour immodéré pour la police, à laquelle la dite population accorde ensuite les pleins pouvoirs dont celle-ci use et abuse sans vergogne !
Les résultats sont sont alors ce qu’il y a de plus prévisible : le travail de la Police Autrichienne est entaché de débordements allant jusqu’à la bavure dont voici un exemple.

Oops mais ce que je peux être étourdis ! J’avais oublié de porter dans cet article le documents fournit lors du deuxième contrôle de Police :

"Permis de conduire aux mains de la Police de Laa an der Thaya / Autriche" avec le numéro de téléphone et un tampon de la Police locale de R̶i̶a̶d̶, euu : Ried (im Innkreis) :) et la promesse que mon permis de conduire me serait renvoyé par la Poste puisque aucune charge n’est retenue contre notre ensemble de véhicules parfaitement en règle ni contre nous-même.
À la question de la Chancellerie consulaire française à Wien qui a daigné se fouler d’un coup de téléphone [merci à elle, NDLA] la réponse a été : "renvoyée par la poste".
À la date de la rédaction de ce billet je n’ai toujours pas reçu mon permis de conduire.
Il parait que je dois, selon la chancellerie consulaire, le déclarer perdu ; sauf que selon moi il n’est pas perdu mais... volé. Volé par la Police ! :)
Questions donc : que fais la Police ?

Nouveau voyage, nouvelles histoires

Notre ensemble camionnette + remorque légère (toujours le même) est stationné en début d’après midi au début d’une ruelle de Villach - Carinthie ; pour information la Carinthie est la Région d’origine de Jörg Haider, l’ex-idole ultra-nationaliste, doublé un jour par l’autre ultra-nationaliste, viennois celui-ci, Heinz-Christian Strache avant d’envoler sa puissante Mercedes à sans doute essayer de le rattraper puis de l’écraser contre un sapin. La Carinthie est cette région qui, au dernières élections, en provoqua l’annulation pour vice de forme. C’est Strache qui déposa le recours en annulation sous la pression de l’internationale fasciste, ce qu’il refusait de faire au départ, préférant sans doute plus par calcul opportuniste futur qu’autre chose respecter les résultats des élections, mais froissant ce faisant la rigueur toute militaire des locaux dont il avait du mal à se faire des amis m’enfin passons : nous sommes garés là, proprement dans cette ruelle de Carinthie, attendant l’arrivée imminente de mon fils et de sa mère.
Arrive un véhicule de Police qui s’arrête en vrac au milieu de la rue. En descendent deux policiers déterminés et autoritaires qui envoient tout de go des ordres de façon malpolie. Je leur réclame immédiatement la politesse minimale (bonjour s’il vous plaît) mais les propos fusent : ils sont la Police et je n’ai aucune doléance à avoir ! Ils tentent alors d’ouvrir ma portière qui est fermée. Immédiatement je leur réclame leurs numéros de service. La situation s’envenime : des mains tentent de me saisir à l’intérieur du véhicule, et comme je ne me laisse pas faire je reçois un grand un coup de poing bien ajusté directement en pleine figure !

Mon fils accompagné de sa mère arrivent alors dans la rue et assistent à la scène suivante : des renforts sont arrivés, des policiers m’ont saisi un bras et, millimètre par millimètre, sont en train de m’extraire par la fenêtre du véhicule sous mes hurlements de douleur.

La mère de mon fils, pourtant pas du tout défavorable à la Police en temps normal, scandalisée, sors alors son téléphone et tente de filmer la scène. Elle est alors immédiatement interrompue par une policière qui lui arrache l’appareil des mains et se montre menaçante, réclamant immédiatement les papiers et exhibant les menottes. Cette (petite) vidéo interrompue la voici :

Après avoir déchiré mon sweat-shirt et m’avoir gazé au visage, me passant par dessus par la fenêtre de la portière, un policier parviendra finalement à ouvrir la porte. Je serais donc extrait de force, immédiatement jeté et maintenu à plat ventre au milieu de la rue trempée, menotté dans le dos, puis jeté assis contre un mur. Ma compagne présente à l’intérieur du véhicule pendant toute l’opération et qui ne parle toujours pas la langue, malgré les ordre de la Police, sera menottée - dans le dos également - au sortir de sa pièce d’identité.
Aucune d’explication.
Nous sommes embarqués.

La suite, et bien sera protocolaire : garde à vue en cellule ouverte, médecin. Les policiers ont fouillé nos affaires et ont pris celles qui les intéressaient comme nos papiers officiels. Ils nous rendent le tout, les portefeuilles vilainement déballé, en vrac dans le sac de Madame.
Nous serons ensuite entendus par la Police criminelle complètement scandalisée du traitement que nous avons subit.
Et nous sommes relâchés, à peine cinq heure plus tard.

Et tout cela pour quoi ? Que nous reprochait-on ?
Nous nous le demandons encore. Et c’est ce que nous aimerions savoir afin de ne pas avoir à taxer la Police dans laquelle nous aimerions pouvoir faire confiance d’arbitraire, n’est-il pas ? :)


Les vélos dans la remorque ont été sortis en notre absence afin sans doute d’en contrôler les numéros, mais pas de chance ils sont parfaitement en règle. Enfin : ÉTAIENT en règle ; car comme ils ont été remis en tas au beau milieu de la remorque, plusieurs des fragiles dispositifs réfléchissants et lumineux obligatoires ont été détériorés. Sans doute façon normale de fabriquer des hors-la-loi sur le dos de citoyens pacifiques pour une Police regorgeant de testostérone et qui s’ennuie à pianoter sur l’ordinateur toute la journée ?

EN TOUS CAS PASME LEBUT DE LA PLUS PETITE EXCUSE POUR JUSTIFIER D’UN TEL COMPORTEMENT VIOLENT !

La chancellerie consulaire de Wien est, dans ce cas encore, aux abonnés absents ; mais il faut comprendre : ils tiennent sans doute plus à leur place qu’à se brouiller avec le pays qui héberge leurs lieux de travail ? ;)
Que nous reste-t-il ? La voie juridique dans un pays où nous ne maîtrisons pas la langue ?

Autre Péripétie...

...quelques jours plus tard dans Wien : le contenu de notre remorque attelée à notre fourgon, et particulièrement les vélos qu’elle contient, a attiré l’attention d’une bande de jeunes racailles. Après une première tentative infructueuse à cause des antivols et un peu de saccage de leur part - la destruction du cordon électrique de la remorque et le vol de la prise - ils décident de revenir outillés. Afin que nous ne nous échappions pas trop vite ils crèvent une des roues de la remorque. Je m’en aperçois assez vite et, sans encore trop savoir qu’il s’agit d’un acte intentionnel, la change tout de suite. Mais j’émets l’hypothèse que la situation est dangereuse pour notre matériel, nous décidons donc de dormir dans le camion ou nous sommes installés. Tournant autour de nous dans le quartier ils s’aperçoivent alors que je les guette, et très vite je vois l’un d’eux utiliser son téléphone portable. La Police arrive alors dans les minutes qui suivent et nous stipulent l’interdiction de dormir dans le camion ; puis nous font remarquer - dans la foulée - que nous avons une roue crevée... au camion cette fois-ci, ce que nous n’avions pas vu. Deux le même jour !
Et ils plantent dans la rue quelques mètres derrière nous !
Cette fois c’en est trop. Les voici qui donnent un coup de main à la racaille, sur ordre de la racaille qui plus est ! Je décide donc de les responsabiliser et de leur faire faire leur travail. Je vais les invectiver sèchement :
"vous êtes bien la Police ?"
"Oui-oui nous sommes la Police !" me répond l’un d’eux aussi fièrement que crânement.
"Et bien j’ose espérer qu’il n’arrivera rien à notre matériel en notre absence ?" leur dis-je ;
devant leur ébahissement je poursuis :
"Je n’aurais pas l’outrecuidance de vous demander vos numéros de service n’est-ce pas, mais je peux bien entendu relever le numéro de votre voiture ?"
Courte hésitation puis réponse affirmative :
"Oui-oui bien sûr vous pouvez relever la numéro de la voiture."
Ce que à quoi je m’affaire immédiatement. J’ai à peine le temps de le relever que les voici partis :)
Finalement je décide de changer la roue du camion et de réparer l’éclairage de la remorque afin de changer d’endroit aussi pendant que les racailles rodent dans le quartier, qu’un taxi n’a de cesse de passer chaque quelques minutes, que trois voitures de Police s’en vont planquer discrètement un peu plus haut, puis nous allons passer une très bonne nuit ailleurs.

Cela commence un peu à tenir du harcèlement n’est-ce pas ?

Je proteste contre ce type d’interventions arbitraires puisque sans raisons sérieuses, uniquement fondées sur les apparences, qui posent à terme le risque d’équivaloir pour mon fils à une interdiction de visites de la part de son père, bafouant ouvertement les accords de Schengen sur la libre circulation des ressortissants européens au sein de l’union européenne.

Voilà comment cela se passe en Autriche. Vous qui souhaitiez passer des vacances tranquilles dans un joli pays plein de jolies montagnes et de jolies filles souriantes oubliez l’Autriche, ce pays dans lequel les problèmes arrivent plus vite que les solutions, vu l’état d’impunité dans lequel s’ébat beaucoup trop librement sa si bien aimée Police, surtout occupée à faire briller l’uniforme que leur confie la population aux yeux de cette même population, négligeant un peu trop souvent de faire le travail pour lequel cette même population la paye qui est de courir après les voleurs plutôt que de leur servir la soupe.

Plutôt que l’Autriche, choisissez d’aller dépenser votre argent dans des pays où la Police ne vous sautera pas dessus à tout bout de champ sous prétexte que vous n’êtes "pas normal" car étranger

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