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Indian Roads

lundi 14 janvier 2019, par Jules

Morceaux de route indienne

Extrait de voyage images et vidéos.

La monture

Germaine :) Petite 100 centimètres cube de marque "K-Bajaj" équipé d’un moteur quatre temps quatre vitesses Kawasaki kilométrage inconnu sur laquelle nous avons fait fabriquer une structure métallique en double-panier-porte-bagage pour transporter nos gros sacs à dos et une caisse de voyage en métal (et un tapis et un bâton et un chapeau de paille...) par un artisan local. Ici avant départ :

Ici en ordre de marche à la halte quelque part dans le Bengale :

Son vendeur dans le Karnataka, qui en est resté propriétaire jusqu’à sa revente à un autre indien (puisqu’il n’est pas possible de posséder quoi que ce soit en Inde pour un étranger), pensait qu’il nous serait impossible d’atteindre Manali à 3000 kilomètres de là. Il priait secrètement en prenant l’argent pour que, dans les conditions de charge que nous voulions imposer à cette pauvre machine, nous parvenions à quitter le Karnataka avant de l’abandonner dans un fossé afin de sa responsabilité soit dégagée ; et nous qui voulions aller jusqu’à Calcutta ! Il est resté sur le cul lorsque l’on l’a appelé au téléphone depuis Manali pour qu’il fasse la vente. Il n’a fait aucune difficulté !
Germaine nous a transporté sur plus de 7000 kilomètres et nous a montée à 4000 mètres d’altitude sans le moindre accident ni chute ni ennui mécanique sérieux (mais pas sans crevaisons !)

Par contre et pour ce faire, s’il vous prenait l’envie de vivre une aventure similaire en Inde sur une petite cylindrée il y a une chose qu’il vous faudra obligatoirement faire : laisser complètement tomber l’ "Indian oil" rouge qui n’est qu’une vague huile hydraulique qui dissipe bien la chaleur - certes ! - mais ne lubrifie rien du tout, donne très rapidement aux cylindres une forme de barrique, et utiliser une huile de prix qui réduit considérablement l’usure, protège mieux la mécanique et apporte une certaine fiabilité ; et tant pis pour la pub que je fais, de toutes façons en dehors de l’ "indian oil" rouge vous ne trouverez pas d’autre huile que celle-ci.

Ceci s’applique aux petites cylindrées locales, car si vous décidez de faire comme tous les gros touristes et de rouler en Enfield Bullet de 350 ou 500 centimètres cube, cette machine :

la "Harley" indienne, sur laquelle j’ai refusé de voyager pour des raisons de confort de ma passagère, de nos oreilles et du reste (ça vibre affreux, c’est bruyant, ça pue...) qui est la plus grosse machine que vous puissiez trouver sur place, alors vous n’avez que faire de la qualité de l’huile (de toute façon vous allez la payer cher et la revendre une poignée de cacahuètes) ;

Allez hop germaine, en avant ! Le Rotang sur une des fameuses route de l’impossible nous attends.

C’est partis ! :)

En Orissa

En remontant le golfe du Bengale en direction de Calcuta on traverse l’Orissa. L’orissa n’est pas à franchement parlé un état touristique. Assez rustre, le contraste avec les état voisins est important. On a même l’impression de frontières donnant lieu à d’interminables queues de camions aux entrées et sorties de l’état

Arrivée à Calcutta

La ville de Sœur Thérésa est en réalité fortement industrialisée au sud-est

Sinon le centre de Calcutta c’est aussi cela :

Vous pouvez parfaitement caresser les vaches en Inde, il serait vraiment étonnant que l’une d’entre elle fasse montre d’agressivité à votre encontre. Par contre ces chevaux-ci sont sauvages et cabrent vite !

Le pont à 10 roupies

Il n’y a que deux ponts pour traverser le Gange à Calcutta : un vieux pont en métal, et un nouveau en béton. Les deux sont impressionnants. Le nouveau est pentu et grimpe haut, et il en coute 10 roupies (moins de 10 centimes centimes d’Euros ) à une moto pour pouvoir l’emprunter.

L’autre, le vieux, c’est celui-ci. Il est issu d’une collaboration avec l’Allemagne (ça se remarque, non ? :) ) et il est l’un des plus fréquenté au monde dans cette ville à la circulation frénétique (c’est vraiment le terme !) qu’est Calcutta

Varanasi

La ville sacrée du Gange brule les morts et en jette les cendres dans le fleuve. Hors cette presqu’industrie il y ferait bon vivre. Promenade en Rickshaw-vélo. 2’33 de pur bonheur :)

Premières montagnes direction de l’Himalaya

Plutôt que de rouler sur les grandes routes, et malgré déjà au moins une expérience désastreuse en la matière, nous avons à un moment opté pour une route secondaire qui semblait vouloir nous faire gagner environ 70 kilomètres : nous avons bien failli nous en mordre les doigts ! Heureusement les deux occupants d’un camion (celui que l’on voit devant sur la vidéo et qui en réalité nous attend) dont j’ai facilité le dépassement ont halluciné de nous voir à cet endroit et nous ont gentiment offert le tchaï ce qui nous a remonté le moral :)

En direction de Rishikesh

Déplacement sommes toutes assez banal, avec dépassement à l’indienne qui font dresser les cheveux sur la tête de qui n’est pas habitué :)

En Inde lorsque un véhicule est en panne on fait comme partout : on le pousse ;)

L’Inde est un pays peuplé de braves

D’autres véhicules

Ex-taxi à à Mysore

Quelque part en Inde centrale

Une Morris toute neuve !

En gare routière à Goa

Convoi exceptionnel

Autre convoi. L’ancien heureux qu’un touriste remarque son travail :)

Les rickshaws :

le jaune et vert est deux temps : plus léger, plus rapide ; le bleu est quatre temps : plus costaud, plus fort, plus économique, mais aussi... comment dirais-je ?

Voilà. j’espère que cette balade vous a plus :)

Je remercie ma compagne de voyage sans qui rien de tout cela n’aurait été possible

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