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Mot sans cible

samedi 12 mars 2016, par jules

Il fallait bien que la nouvelle tomba un jour : tu ne vaut rien.
Ça te la coupe ou même pas ? De toute façons, quelqu’en soit la réponse c’est bien fait pour toi : tu es zéro
Tu aurais pu faillir être quelque chose, comme égal à un, malheureusement tu t’es pris(e) pour ce que tu n’es pas. Le résultat tombe donc de lui-même : tu n’es juste rien.
C’est d’abord comme un mot qui a ralentit en passant par là, comme s’il avait cherché à arrêter le temps un temps, se faire remarquer, un peu à tomber là à ton intention si le cœur lui en avait dit. Tu n’y porta pas attention, le laissa et poursuivi.
Il fit ensuite un petit retour par notre entremise, oui nous nous sommes répété, car oui le mot était de nous. Nous ne l’avons pas réellement fait exprès, nous n’avons pas été le quérir. Il s’est un peu imposé, et de toute la force de sa furtivité Il tenta le passage qui concéda en douceur. Tout était calme et tranquille. Pourtant à peine le remarquas-tu car il fut doublon cet instant ; mais à la fin tu fis fi, c’est ballot.
Sans même le vouloir, sans même y prêter attention nous insistâmes encore, il revint sans se faire prier. Tu fronças les sourcils, puis à cet instant le souligna pour (mieux) le balayer. Ce faisant tu rendis l’énergie à perte et désabusa.
Pourtant il ne sut fuir et, caché derrière ses semblables il attendis. Il changea quelques peu de forme, s’habilla, chercha et chercha encore, attendit patiemment et assidument l’instant le plus propre possible. Et lorsqu’il crut l’avoir trouvé alors seulement prit-il politesse et sourire et surgit joyeusement :)
Le ton que tu haussa trahit le dédain avec lequel tu nous toisas en une riposte absurde et disproportionnée avec pour unique égal le manque d’égards dont tu fis preuve.
Tu en appelas à la liberté, à la responsabilité, au droit à être. Tu évoquas la malséance, voire la maltraitance ; pourtant de maltraitance sinon de malséance il n’y eut que celle avec laquelle de ta grande mansuétude tu entendis nous gratifier.
Non plus tu ne te soucia du soin eut égard à l’amitié dont entendions te dispensions, et de l’entente cordiale non plus tu n’eus plus cure. Tu flanchas, ergotas, attristas, tu faillis complètement et consciemment. À nos bienveillantes mais insistante demandes tu ne fournis qu’ignorance acharnée, refus d’écoute et ouverture, en affirmant négligence de force tu outrageas et manquas de respect.

Sans impact, son sens injurié, inutile, usé, brisé, blasé et triste, le mot s’en est alla alors.
Devenue bancale et boiteuse, la conversation dû de plus porter attention et se contenir afin de ne pas heurter ses nouveaux étroits contours bardés de pièges, heurter, blesser, elle pris parcours chaotique entre les tabous qui la clairsemaient à présent. Sa musicalité changea. La froidure la recouvrit, même toi le perçu. Privée d’un outil, démunie de sa richesse, maintenue sous perfusion, privée d’essence, elle tenta cahincaha de survivre. Puis elle s’abrégea et partis en silence.

Déterminé et affirmée tu l’y suivit dans le sens opposé afin de ne pas prendre la risque de la rattraper, d’avoir à cheminer avec, d’y retrouver le mot.

Diminué, tu quittas ce giron-ci pour ne plus jamais y revenir

Alors voilà, entre zéro et un la différence n’est pas très importante puisqu’elle n’est que de un, mais elle est juste tout. Elle ne tient parfois qu’à un mot qui a à dire, être écouté, et surtout entendu. Cela as-tu un peu oublié, tu peux à présent retourner dans l’ennui qui meuble tes jours.

Gardien de la paix

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