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Le grand marché d’Avril en mai

mardi 24 mai 2016, par jules

Elle avait du lithium dans ses iris
Elle avait du lithium.
Elle avait du lithium,
Mais elle n’avait pas d’infraction !
C’est marteau ?

À force d’en chavirer le nombre
Elle a fini par mordre le désert
C’est ainsi que vêtue de poussière
Elle a franchis l’océan.
Est-ce cohérent ?

Elle aurait pu marier le fils du curé
Nuire, peindre, souscrire, faire pousser des chêvres ou des choux
Mais elle avait grandit au fin-fond d’un igloo
Elle avait grandit à n’en jamais voir le bout
L’adversité lui aura donné sa chance
Elle a juré de ne jamais prendre l’ambulance
Au bout de la nuit elle a esquissé un pas de danse
Puisqu’elle avait remis ses escarpins
Les vernis, ceux qui lui allaient si bien
Puis elle a regardé au loin
Au dessus des iris au lithium
Une souris, quelques globules, le capharnaüm
Ou peut être même un bonhomme
Alors légère comme une plume
Elle a cassé le cochon sur l’enclume
Et a récupéré ses tunes.
Elle a mis des bas élégants
A sonné le charriot diligent
Partie rencontrer le dernier des mohicans
Comme ça elle s’est barrée

Foin des idées de pastiche !
Fi des eusses et coutumes !
Commences par hurler ta rage au milieu des radis
Puis pars chercher fortune :
Tu l’auras

Car en ce bas monde n’est-ce point le champagne ?
N’est-ce point le caviar, n’est-ce point les galas
Qui mettent du beurre dans les épinards
Et des pâquerettes sous les bras
Ou l’inverse ?

Mais On préfère nous dire : "C’est la faute à les gens !
Soyez responsables : dormez tout est calme.
On vous appellera pour frapper vos amis"
On préfère nous laisser entendre
Ce qui nous plait que nous ne sommes pas
Alors qu’à deux pas poussent choux, chêvres, radis, épinards
Et les iris dans lesquelles se glisse le lithium
Sous l’œil bienveillant de On.

Sans même avoir une seule goutte picolé
Le cochon s’est réveillé cassé.
Les souris les choux ont dévoré
Les herbes folles ont envahis les iris abandonnées
Les verts les radis ont ramassé
Qu’ils ont à prix libre refourgués.
Libre le prix, le logiciel, l’idée
Libre comme l’est la liberté
Les épinards ont cessés d’être beurrés
Effrayés On a continué
À retourner se coucher.

Pendant ce temps après le désert et l’océan
Un intéressé repérait un drôle d’oiseau
Ou peut-être une belle plante
En escarpins vernis et bas élégants
Une beauté qu’il n’avait jamais vu
Une beauté qu’il ne connaissait pas.
Il rangeait sa flèche
Droit dans l’étui
Interrompait sa chasse
Devenu proie sans le savoir

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