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Plante des pieds

jeudi 29 septembre 2016, par Choub

La sœur du beau
La petite de la grande
La dernière-née

Qui essaye de parler
Et d’écrire sans copier
De comprendre sans bouger.

Vouée aux tremblements,
A la surdité manifeste,
A l’emprisonnement relatif.

C’était la performance de l’appel à l’air,
Les fourmis dans la gorge,
S’échappent une par une.

La solitude n’était pas un médicament.
Je l’ai vécue comme une torture.
Que l’on s’auto-dégomme ensuite n’est pas nouveau.

Mais quand on parvient au fond de la faille
Que s’y écroule en escaliers l’estomac
Et te tord-boyaux. Ah, les salops !*

Tu sais qu’la vie ne t’attends pas.*
Mais au-delà de la rage aveugle
Il y a les bouches muettes.

Bande de connards, puisque vous le savez bien aussi.
Comment sortir de la tour d’ivoire.
J’ai des crocs. Faites "Aaaa" ?

J’avais voulu vous écrire comme je bégaye.
Souffler n’est pas jouer ?
J’ai tant de questions à poser !

Dans le doute, "ne jamais faire machine arrière..."
Puisqu’on a tous le droit à une histoire.
Il part à Berlin, c’est marrant ?

Et la nuit dure longtemps.
Dans mes bras je te serre pour l’éternité.
Le jardin vert et ensoleillé : c’est la porte d’à côté.

__
*Ridan, "Ah les Salauds !" et "Demain".
Mais loupiotte c’est la chanson "le rêve" que je préférais.
Merci à P. puis S. de me l’avoir rappelé.

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